En revisitant brièvement quelques pages de lhistoire de lAfrique, il en ressort, effectivement, que « lAfrique ( ) est mal partie » comme laffirme René Dumont. Au lendemain des indépendances, les espoirs de tout un peuple (africain) étaient portés sur l'industrie. Cela na pas permis de voir le bout du tunnel. Lindustrialisation est certes un facteur important de développement mais des étapes importantes ont été sautées dés le départ.
Nos pays ont beaucoup investi en matière déducation depuis les indépendances. Seulement dans cette formation des élites, les orientations des étudiants nont pas été réalisées en rapport avec une politique dindustrialisation doù une forte proportion des diplômés de lenseignement général au détriment de ceux de lenseignement technologique. En privilégiant les formations généralistes (histoire, sociologie, économie, droit, littérature,
) on ne donne aucune chance à lindustrialisation qui a besoin elle des techniciens, des ingénieurs.
Cette situation a aboutit à une fonction publique hypertrophiée, lEtat apparaissant comme la seule source demploi. Ce qui est une aberration pour des pays qui veulent sindustrialiser. Malheureusement, cette situation perdure, et aucune réforme nest envisagée.
Une autre raison est le choix des secteurs où investir. Contrairement aux pays émergents comme les dragons dAsie, le Brésil qui ont diversifié leurs investissements, les pays dAfrique dans leur ensemble concentrent leurs investissements dans les industries dextraction (exemple le pétrole) et des produits primaires (comme le café). Ces industries ont la particularité de générer une faible valeur ajoutée, de ne pas susciter le progrès technique et dêtre tournées vers lextérieur.
Par ailleurs, le pouvoir est accaparé par des présidents avides de pouvoir et entouré par quelques privilégiés formant un ensemble appelé la société des « hight class » face à un peuple qui peine à assurer le minimum vital ou encore a consacre largent du contribuable a des activité politiques tels les campagnes et achats de consciences ajouté a la corruption et aux malversations financières.
Nous voila aujourdhui plongé dans une situation chaotique qui se traduit par une famine et un chômage chronique : la vie devient de plus en plus chère. De laugmentation des biens de consommation courants on arrive au stade de la rareté de ses produits dont le riz qui constitue la base alimentaire. Comme le malheur des uns fait le bonheur des autres, les pays fournisseurs du riz vont produire en quantité et vendre à un prix élevé, ce qui va rehausser leur économie au détriment de la notre.
Face à un peuple qui crie « la faim !!! » les autorités se rabattent sur le marché mondial en justifiant cette situation par la conjoncture internationale comme les aléas du baril du pétrole. Aussi exacte que cela puisse être, il ne peut pas être autrement pour des économies qui ne fonctionnent que sur la base de laide extérieur. Il est évident que le moindre déclic porte un coup dur sur ces économies vulnérables.
Il est temps que les Africains se départissent de lidée que son développement se réalisera par loccident. Le salut de lAfrique se trouve dans lagriculture. La prise de conscience que sous-tend la GOANA, au Sénégal, initié par le président Wade constitue un pas comportement vers le développement .Ce projet en tant que tel est prometteur. Chaque pays est avantagé par quelque chose, cest à partir de ce que lon a le plus et le mieux quil faut axer son programme de développement. Si nous navons pas le pétrole comme le Nigeria ou le Gabon, ou du cacao comme la Cote dIvoire, nous avons un sol fertile, une pluviométrie abondante , de grandes espaces cultivables , du soleil
Tout cela argumente en faveur de lagriculture . Il convient tout simplement de sensibiliser les gens sur la nécessite et limportance de retourner à lagriculture : que lagriculture nest pas une affaire de basse classe.
Les programmes scolaires doivent être ficelés a cet effet en orientant davantage les jeunes dans les filières agricoles. Et aussi de fournir des équipement agricoles modernes.
Des que lon aura réussi le pari de lagriculture, il faudra faire face aussi a un autre défi : « lhomoculture ». Les matières premières dont nous nous sommes tant vantés sont concurrencées sur nos propres marchés par les produits de synthèses occidentales mais mieux, loccident soriente de plus en plus vers la haute technologie doù limpérieuse nécessité dinvestir dans léducation.

je crois que je parle avec une personne,